__________________________________________________________________________________
y________________________________________________________________________________y
Prologue ♠
Tout commence, là, où tout s'arrête.
Un vent soufflait faisant voler ses cheveux d'un noir brillant. Assis au bord du vide, notre compagnon scrutait l'horizon.
<< Magnifique >> pensa-t-il
.
D'une voix mêlée de grâce et de peur, il entonna un chant lugubre se répercutant sur les parois rocheuses de la falaise. Une tristesse sans fin s'en dégageait, on aurait dit un chant funèbre où une note de bonheur incomparable s'y faisait entendre. Chaque intonation s'accompagnait d'une bourrasque incommensurable.. Il aurait été impossible de résister à de tels chocs venteux. Pourtant il ne bougeait pas d'un pouce, comme s'il s'enracinait au fur et à mesure du chant. Ses paroles s'accéléraient à intervalles réguliers.
Il faisait nuit, seule la lune éclairait cette scène.
Étrangement, une lueur se dégageait de notre jeune homme. Tout en continuant à chanter ses jambes s'entrelaçaient, devenaient de belles racines & se multipliaient. Avec une lenteur calculée, elles prenaient position sur ce monticule graniteux; où rien n'aurait dû y pousser. Cheveux noir brillants et bras ballotant, sa tête et ses bras se rapprochaient et augmentaient de volume. Quelques rainures apparaissaient, se prolongeant tout le long de son corps restant. Son bassin s'agrandissait, prenait une tenue ronde pareille à un tronc. Ses bras s'allongeaient et s'affinaient pour laisser place à de branches puissantes munis de bourgeons fraîchement sortis. Sa tête se contorsionnait, son nez & ses oreilles s'allongeaient pour laisser de fines tiges s'enrouler autour du tronc pour l'en protéger. L'homme assis sur le bloc de roche n'était plus au fur et à mesure de son chant & du temps qui défilait.
A l'aube, les intonations de sa voix changèrent du tout au tout, tantôt graves ou d'un aigu surnaturel. Les falaises environnantes renvoyaient cette mélodie mystique vers cette arbre nouvellement né. L'écho de ces changements faiblissaient tout comme sa voix. Bientôt tout redevînt calme, d'un étrange calme.
L'arbre nouvellement créé était magnifique. Des racines puissantes s'enfonçaient dans le granite, on y apercevait ci & là quelques fissures. Un miracle que tout ne se soit pas effondré. Les bourgeons apparus au coeur de la nuit avaient laissés place à de sublimes fleurs multicolores. Ses feuilles d'un vert peu commun faisaient contraste. On aurait dit un père protégeant férocement sa fille. Tout avait de menaçant dans cette arbre. Pourtant il respirait la grâce. Sa beauté n'avait d'égale, la végétation ayant eu le courage et la force de survivre dans cet environnement désertique se soumettait devant cette magnificence.
Le sol commença à trembler, les cailloux tressautaient. Une lueur vert pâle rendait visible les quelques rainures des racines. Cette lueur commença à bouger, descendant & atteignant l'extrémité des racines. Elle s'arrêta un moment, juste le temps d'une respiration . Puis une rafale de vent immensément puissante surgit de nul part, elle dévasta tout sur son passage, rendant ainsi ce paysage encore plus désolé qu'à l'accoutumée. Rien, pas une seule trace de végétation, sauf, notre cher géant; haut de plus d'une trentaine de pieds. Cette dévastation ne prit que quelques instants, la lueur vert pâle n'avait toujours pas disparue.
Les tressautements et les tremblements avaient temporairement cessés pour reprendre de plus bel. La lueur commença à avancer au niveau du sol et du gouffre; sur lequel était perché notre arbre. Elle traçait comme un cercle autour de celui-ci. Pour le moment la distance qui l'en séparait ne dépassait pas plus d'un pas. On y distinguait guère qu'une couleur verte. Le sol étant d'un gris-marron-jaune clair se métamorphosait? le cercle commença à s'agrandir. Toutes les demi-secondes, un pas venait s'ajouter à la distance séparant la limite de la lueur à l'arbre. Au fur et à mesure de la progression le sol prenait une couleur vert foncé, & plus clair en allant vers l'arbre. Plus on y était proche plus la végétation était "dense". Un cercle de quatre ou cinq pieds seulement délimitait une zone où seul une herbe peu hautes poussait. Cette zone juxtaposait l'arbre.
L'environnement autrefois aride se voyait pourvu d'une magnifique végétation. L'arbre surplombait ce domaine..
<< Il est Grand, Il est beau, Il est bien le Roi. >> souffla-t-elle.
__________________________________________________________________________________
y________________________________________________________________________________y
J'espère que la lecture n'a pas été trop difficile. J'attends tout avis, qu'il soit négatif ou non.
Merci de me suivre, à bientôt pour la suite.
Si vous avez ne serait-ce qu'une question à poser, poser la moi.
® - Sir-poeme44, Tout droits réservés.
[publié le 11/05/09 au soir.]